Monsieur Najib GUEDIRA
Directeur Général de l’ADS

Quelle coordination
pour la mise en œuvre des OMD du millénaire
Je
me suis interrogé sur ce que je pourrai bien dire sur ça nous somme
directement concernés par les Objectifs du Millénaire au niveau de
l’Agence de Développement Social comme beaucoup d’autres
institutions dans notre pays, et nous avons essayé de travailler en
ciblant d’abord la pauvreté avec une démarche qui était fondée sur
l’idée qu’il ne suffisait pas d’apporter des financements pour
combattre la pauvreté mais qu’il fallait aider les gens à acquérir
des capacités pour utiliser correctement et avec la meilleure
efficacité possible cet argent. C’était une première phase dans
l’activité de l’agence au cours de laquelle nous avons financé
effectivement un peu plus de 2000 projets à travers tout le pays. Et
nous avons tiré un ensemble d’enseignements.
Je
vais essayer de vous en parler en nous positionnant bien sur la
question de la coordination. Parce que c’est une question qui est
posée aujourd’hui officiellement particulièrement à l’ occasion de
la mise en œuvre de l’INDH. On parle donc de plus en plus
aujourd’hui de la convergence. Cette question est essentielle parce
que traditionnellement nous ne sommes pas habitués à coordonner. Au
Maroc c’est mon opinion personnelle c’est un peu chacun pour soi
surtout au niveau de l’administration, mais c’est aussi le même
constat, au niveau des ONG. t Je suscite un peu le débat ca ron
n’est pas habitué à travailler ensemble. Alors je me suis posé la
question pourquoi ? Et je pense qu’il ya un certain nombre
d’obstacles, il y’a probablement je dirais un obstacle culturel.
Travailler ensemble cela veut dire considérer qu’on peut faire
quelque chose avec les gens, les autres ; çela veut dire qu’on
peut avoir confiance dans les autres. Et la confiance est un élément
essentiel dans la relation avec les autres. Aujourd’hui vous savez
que la théorie du développement met en avant deux facteurs de
production importants : le capital humain et le capital social, qui
s’ajoutent bien sur aux facteurs traditionnels qui sont : le capital
la terre et le travail, et donc le capital social est basé en grande
partie sur la confiance et c’est un élément important. Mais le
deuxième obstacle est la méconnaissance de l’autre et quelques fois
l’ignorance de l’autre, ou l’indifférence à l’autre. Parce qu’on a
malheureusement « ce n’est pas le cas de tout le monde, il ne faut
jamais généraliser » mais il arrive souvent qu’on ait l’orgueil de
considérer qu’on perçoit très bien les choses et qu’on le perçoit
souvent mieux que les autres et donc c’est aux autres de travailler
et de faire comme on pense et on ne se pose pas la question de
savoir si finalement ce n’est pas les autres ? Donc je pense que
c’est quelque chose qui a beaucoup évolué, et qui évolue à travers
l’échange, à travers le partage donc, et sans cela je ne pense pas
qu’on puisse réellement coordonner.
Donc il ya ces facteurs sur lesquels je ne vais pas m’étendre « on
peut les reprendre » que j’ai appelé culturels ; il y a des facteurs
qui sont tout simplement techniques et administratifs, on arrive
pas à coordonner parce qu’on est pas sur les mêmes longueurs d’onde,
par exemple nous : Agence de Développement Social, on travaille sur
ce qu’on appelle le temps du social qui est un temps lourd, souvent
on est confronté dans notre relation avec des techniciens dans
beaucoup de domaines au temps technique qui lui est beaucoup plus
rapide, c’est beaucoup plus facile de faire les plans d’un bâtiment,
d’une route, d’un barrage et de les construire que de les faire
fonctionner correctement, parce que cela demande un travail qui est
beaucoup plus sensible sur le facteur justement humain et le facteur
social et sans cela il arrive que effectivement on construise des
bâtiments mais qu’il restent sans utilisation, on construit des
routes mais ils se détériorent faute d’entretien et ainsi de suite…
les exemples sont nombreux, mais je ne vais pas m’étaler dessus.
Il
ya un autre aspect c’est que souvent et même quand la bonne volonté
est la et que les gens veulent travailler ensemble on a des
contraintes différentes en termes de procédures en termes de moyens.
Voila je vais m’arrêter à ces obstacles, Il y’en a d’autres mais je
ne veux pas rentrer dans les détails.
Je
vais essayer tout de même de parler de cet aspect là et j’aimerai
qu’on y revienne éventuellement.
Le
deuxième aspect c’est coordonner avec qui ? Et donc là moi
j’identifie trois acteurs majeurs dans le travail qui nous concerne,
la lutte contre la pauvreté, le sous développement et la promotion
des Objectifs du Millénaire.
Donc il y’a l’état, il ya les institutionsd’ élus et il ya la
société civile avec les ONG, mais aussi avec le secteur privé et là
si on veut effectivement coordonner je pense qu’il faut qu’il y’ait
une relation équilibrée entre les partenaires.Or dans cette trilogie
ce n’est pas le cas bien sur dans le domaine du développement « je
parle de l’expérience du Maroc je ne parle pas je veux dire en
général » l’Etat est puissant par rapport aux autres interlocuteurs
dans le domaine du développement en particulier il à bien sûr un
ensemble de pouvoirs et de prérogatives qui appartiennent à la force
publique ; mais il a aussi les moyens que ne possèdent pas d’autres
partenaires, je pense particulièrement aux ONG mais aussi aux élus
et on constate souvent que la coordination c’est tout simplement le
fait de décider des choses et d’appeler les gens pour qu’ils les
approuvent et la coordination ne peut pas se faire si il n y a pas
une relation équilibrée et cela pose la question des conditions de
mise en œuvre de cette relation comment une petite ONG par exemple
de village peut elle être dans le même rapport d’équilibre par
rapport a une grande institution je dirait comme l’ADS « nous ne
somme pas très gros mais tout de même par rapport à une ONG c’est
tout de même quelque chose d’énorme » cela est possible d’abord si
on considère que nous somme tous régis par la loi et que nul n’a le
droit d’exercer un pouvoir arbitraire et qu’il faut veiller dans la
relation à traduire ce que la loi a légiféré et puis même si il y a
des lacunes dans la loi, je pense qu’il y a l’approche
contractuelle. Lorsqu’on travaille sur la base d’un contrat, on
décide d’un objectif commun et on décide de la mise en œuvre à
travers la responsabilisation de chacun et à ce moment là il ya une
relation équilibrée dans ce contrat et c’est ce qui nous réunit
parce que chacun a d’autres choses d’autres objectifs, mais quand on
fait du partenariat quand on travaille sur un objectif particulier
l’approche contractuelle est essentielle. Cela m’amène à dire :
quelles sont les conditions qui seraient nécessaires pour mettre en
œuvre une approche de coordination efficiente et équilibrée ? La
première c’est qu’il faut que ce soit établi sur la base de contrat
d’objectifs solidaires qui effectivement font qu’on décide de faire
quelque chose de précis en s’assignant un but et des résultats qui
nous rendent solidairement responsables ce contrat nous permet aussi
de demander des comptes parce que si on travaille ensemble c’est
pour avoir des résultats et je dirait honnêtement que si on veut
avancer dans l’atteinte des OMD il faut les traduire sous formes
d’objectifs quantifiables mesurables qualitativement ou
quantitativement.
Parce que c’est sur cette base que l’on peut mesurer le travail qui
est fait et les progrès qui sont réalisés. Si on ne fait pas cela on
continuera à parler de slogans. Le slogan des OMD c’était pour 2015
ce sera probablement en 2015 pour 2030 c’est comme « la santé pour
tous » de l’OMS c’était pour 2000 on est en 2008 je pense qu’on ait
attient cet objectif là et l’OMS le sait. Les slogans sont bons
parce qu’ils sont mobilisateurs mais ils peuvent aussi avoir un
revers parce qu’ils ne deviennent pas réalisables. Faire sentir
qu’on est entrain de faire de la démagogie que les institutions
internationales ne servent qu’a palabrer et ne vont pas plus loin.
Ce n’est pas mon point de vue je pense que ce n’est pas le cas. On
peut travailler mais c’est en changeant nos méthodes de travail
qu’on peut avancer et personnellement je suis toujours optimiste et
je pense qu’on avance. Mais il faut être lucide, il faut ouvrir les
yeux sur nos faiblesse sur nos limites pour pouvoir les corriger et
pouvoir aller de l’avant.
Cette première condition me semble très importante mais si on est
solidaires on a aussi des responsabilités individuelles donc une
bonne coordination doit non seulement définir l’objectif commun Mais
ce que doit faire chacun pour atteindre cet objectif commun, chacun
a une part d’action sur laquelle il est souverain mais qui tout de
même conditionne sa réussite et ce n’est pas parce que c’est son
domaine et que ce sont ses prérogatives qu’il doit le faire sans
rendre compte aux autres. Il faut donc délimiter les responsabilité
de chacun de façon qu’on puisse aller vers effectivement la
comptabilisation des efforts et des réalisations de chacun. Dans
cette mesure cela permettra d’arriver à l’objectif commun. il faut
la formation je vous parle de cela a partir de l’expérience, parce
que quand je vous dit il faut responsabiliser chacun parce que dans
beaucoup de projets par exemple on décide que tel organisme va faire
l’étude technique et au moment où on prépare le contrat ils sont
d’accord mai une fois qu’on demande l’étude technique et bien il y a
mille et une raisons : la personne n’est pas la, ça n’a pas était
budgétisé dans l’année, il n’y y’a pas de carburant pour…etc. et
parce que par exemple l’étude n’est pas faite, ou les plans ne sont
pas faits et bien tout le projet va être bloqué parce que les autres
ne peuvent pas travailler sans ces documents la.
Et
donc moi je pense que ça aussi c’est quelques chose de très
important donc je ne vais pas trop tarder sur ces considérations
générales mais je terminerais en disant deux choses c’est que une
bonne coordination suppose le partage de l’information, on a fait
beaucoup de programmes communs souvent il y a des comités qui sont
créés mais certains se réunissent pas ceux qui se réunissent une
fois tout les six mois pour la mise en œuvre. Je suis dans le
domaine de la coordination active et opérationnelle. Il faut des
systèmes de circulation de l’information qui soient permanents pour
que les gens sachent ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Et
enfin dernière chose il faut un suivi et une évaluation du travail
parce que c’est à partir de la qu’on peut consolider.
Alors j’ai essayé de placer un peut quelques réflexions générales.
Je voudrais vous dire ce qu’on essaye de faire pour aller un peu
dans ce sens ce n’était pas vraiment pour encourager la
coordination, mais je vous ai parlé de la première étape du travail
de l’ADS cette étape à été évaluée à plusieurs reprises et nous
avons capitalisé sur les insuffisances que l’on a constaté pour
mettre en place une stratégie, stratégie qui à été adoptée en fin
2004 qu’on a commencé à mettre en œuvre a partir de 2005 Et qu’on a
revu pour l’harmoniser l’articuler avec l’INDH c’est ce qu’on
appelle la stratégie territoriale.
Dans la première phase nous avons travaillé sur des projets, l’idée
était qu’il fallait promouvoir la participation en encourageant
l’initiative de tout ceux qui travaillent sur le terrain pour lutter
contre la pauvreté pour promouvoir le développement social et je
peux vous dire que nos projets pratiquement se recoupent avec
l’ensemble des OMD. On a fait un certain nombre de constats : le
premier c’est qu’effectivement cette approche est très intéressante
parce qu’elle permet d’aider ceux qui courent le risque, qui
prennent la peine de préparer un projet et il y a de nombreuse
initiatives dans notre pays.
Mais elle à deux inconvénients majeurs : Le premier est qu’elle
ignore ceux qui n’ont pas cette capacité là, et quand on est dans le
domaine de la pauvreté souvent les gens manquent de capacités et on
a constaté qu’effectivement nos projets sont concentrés au trois
quarts sur Souss Massa Deraa, Marrakech Tensift El Haouz, l’Oriental
et le Nord, et ça c’était pratiquement les trois quarts. Il y’a des
régions genre Chaouia Ouardigha, Doukala Abbda où on à 1%, 2% de
projets .Ces régions sont pauvres, il n y a pas un tissu associatif
actif un tissu associatif efficace et organisé et donc est ce qu’il
fallait continuer à travailler avec ceux qui étaient organisés en
laissant les autres de coté ? bien entendu la réponse était non.
La
deuxième limite de cet approche est que ces projets sont très
intéressants, très profitables mais a un niveau micro, ils
bénéficient à un douar, un quartier, un petit groupe de personnes…
et souvent ils n’ont aucun impact ou un impact très faible au-delà
de ce groupe.
Nous avons essayé de réfléchir sur cette double problématique et
c’est a partir de là qu’on s’est dit il faut plutôt travailler sur
des territoires. Pourquoi sur des territoires ? Parce qu’à partir
d’un territoire on peut opérer une mobilisation et traiter les
dynamiques d’ensemble dans lesquelles on retrouvera les projets sur
lesquels on intervient ; et pour intervenir sur ces territoires nous
avons mis en place deux programmes. Aujourd’hui ils sont
opérationnels, ce sont deux programmes de renforcement des
capacités, il ne s’agit pas pour nous aujourd’hui c’est notre
première priorité il ne s’agit plus tellement de financer des
projets il s’agit d’abord d’aider les acteurs locaux à pouvoir
profiter au maximum de toutes les ressources qu’ils ont que leur
donne l’état et je citerai en exemple l’INDH en moyenne deux
milliard de dirhams par an ce n’est pas négligeable mais il ya aussi
par exemple les ressources des collectivités locales, c’est des
dizaines de milliards de dirhams qui sont utilisés avec énormément
de retard, peu d’efficacité et peu d’efficience, et quand on voit
les causes, on se rend compte qu’elles sont liées à ces deux
facteurs dont j’ai parlé une faiblesse de capital humain, aussi bien
au niveau des élus que du personnel communal et une faiblesse du
capital institutionnel par exemple des procédures extrêmement
complexes une tutelle lourde qui fait que les gens n’arrivent pas à
travailler avec une grande rapidité.
Et
nous avons donc monté deux programmes de renforcement des capacités
un qui est destiné et orienté prioritairement sur les collectivités
locales et un deuxième qui est orienté sur les ONG c’est à dire les
associations et les coopérative essentiellement. Pour nous ce sont
les deux acteurs locaux qui représentent la population au niveau des
territoires. Derrière notre rôles de développement il ya aussi la
prise de conscience qu’ au Maroc aujourd’hui nous avons un défi qui
est énorme et qui est celui de promouvoir au même temps la
démocratie et le développement. C’est un choix qui à été fait au
plus haut niveau de l’état par le Roi, par le gouvernement.
Mais au moment ou le Maroc a fait des réformes très importantes, et
plusieurs de ces réformes ont permis d’avancer notamment dans le
domaine politique, nous avons des élections beaucoup plus
transparentes où il y a moins d’interventions ; et bien au moment ou
il y’a des progrès je le dit notables on constate qu’il y a une
désaffection vis-à-vis de la démocratie représentative. Vous les
connaissez les taux de participation aux élections législatives sont
parlants et au même temps on a constaté pendant ces élections que la
plupart de ceux qui ont réussi aux élections sont des gens qui
avaientt une présence locale. Beaucoup de personnalités nationales
ont échoué aux élections en face de gens qui ont travaillé, je
connais un exemple parce que dans une commune de Zagora : Ait Oulla
ou deux conseillers communaux ont réussi aux élections législatives,
le président et un des conseillers parce que c’est une commune qui a
fait de l’excellent travail donc aujourd’hui je pense que la
démocratie représentative ne peut acquérir de la crédibilité et se
renforcer que si on fait la promotion de la démocratie
participative, et cela ne peut se faire qu’au niveau local et on ne
peut pas faire cela si on aide pas justement ces deux acteurs a se
renforcer pour avoir une action plus efficace mais aussi pour avoir
une présence plus forte, une capacité à plaider et à militer en
faveur de leur territoire.
Alors je vous présenterais rapidement ces deux programmes,
aujourd’hui nous avons une assise pour le PADEST qui est deux
conventions cadres : une première convention signée entre l’agence
et le comité de pilotage de l’INDH, et une deuxième convention
signée entre l’agence et la direction générale des collectivités
locales, donc sur la base de ces deux conventions nous avons
aujourd’hui un programme qui cible 24 provinces, et dans ces 24
provinces 544 communes rurales et 82 municipalités ayant une
population inférieure à 30000 habitants. L’objectif de ce programme
qui cible essentiellement les élus locaux c’est d’aider les élus à
avoir une meilleure perception de leur territoire, des dynamiques de
leurs territoires à travers premièrement la conduite d’un
diagnostique du territoire, ce qu’on appelle diagnostic territorial
participatif, et parallèlement la mise en place d’un système
d’information communale qui est lié à un système d’information
géographique qui permet à la commune de voir sur une carte ce qu’il
y a dans sa commune au niveau de l’ensemble des potentialités et
l’ensemble des infrastructures. C’est un système qui permet de
suivre la mise en place du plan de développement et l’exécution de
ce plan. Donc un diagnostic qui permet a la commune de monter son
plan de développement communal, ce plan est transformé en programmes
annuels puis ces programmes sont traduits en fiches actions pour
formaliser des projets et puis ensuite ces projet sont réalisés.
Je
vous dis cela parce que l’agence intervient à ce niveau là
essentiellement pour accompagner, et faire un transfert de
compétences, donner aux acteurs locaux des outils et les aider a
maitriser ces outils,En outre, ce n’est pas une action de l’agence
c’est une action de l’état, j’ai parlé de la convention avec la DGCM
qui est extrêmement importante parce que le programme s’inscrit dans
une grande réforme de la décentralisation et dans effectivement la
concrétisation d’une meilleure décentralisation, on pourrait parler
des détails, je pense que c’est une action extrêmement importante ;
bien entendu en travaillant avec les élus, on les positionne dans le
cadre d’une démarche participative ; l’élu ne possède pas la
commune, la commune appartient à ceux qui y habitent, l’élu est là
parce qu’il a été élu pour travailler pour cela. Mais il ne peut pas
le faire en vase clos si on veut qu’effectivement il soit en phase
avec la réalité c’est pourquoi il faut l’aider à travailler mais
avec l’ensemble de la population et en particulier avec les ONG et
ce programme .
La
deuxième raison » s’inscrit donc normalement dans l’INDH parce que
là on a une initiative qui vise à promouvoir une approche
participative, une approche ascendante une approche qui est basée
sur les résultats donc une approche extrêmement moderne et avancée.
A
coté de ce programme, il ya un deuxième programme qui s’appelle « TAQWIA »
c’est un programme de renforcement des capacités vers la société
civile, ce programme se fait avec une coordination étroite avec le
Ministère du Développement Social et aujourd’hui dans une première
phase on a démarré avec le FNUAP sur quatre régions. Notre objectif
est de faire ces deux programme ensemble .Le programme TAQWIA vise à
faire un diagnostic provincial sur chacune de ces 26 provinces pour
faire un état des lieux en ce qui concerne la situation de la
société civile en particulier « je l’ai dit plus tôt : des ONG,
associations et coopératives » et à partir de ce diagnostic de
proposer un plan d’action qui sera validé par les acteurs concernés
et par sa validation et éventuellement sa révision. Il sera mis en
œuvre par l’agence et en parallèle le ministère du développement
social va faire 6000 audits, dont déjà 2000 de lancés, des audits
opérationnels et organisationnels d’associations ou de coopératives
pour les aider a identifier leur faiblesses. et nous en tant
qu’agence on travaillera avec ces associations ces coopératives pour
les aider à mettre en œuvre les recommandations qui ressortiront de
ces audits organisationnels. voila un peu l’action sur laquelle on
est « pour revenir au thème » c’est une action qui s’inscrit dans
une vision générale aujourd’hui de l’état dans la politique sociale
du gouvernement sur laquelle il y a des axes forts aujourd’hui.L’un
de ces axes est le partenariat l’autre axe est la convergence.Tout
en soulignant les insuffisances que l’on a et il faut être clair
pour dire il ya des lacunes il ya des insuffisance il ya des
maladresses et des erreurs mais tout travail humain ne peut que
comporter cela et si on veut avancer et ben il faut oser se mettre
en travail et puis ensuite corriger quand il le faut pour avancer.
Aujourd’hui il y a un intérêt pas seulement théorique mais aussi
réel pour aider les différents partenaires parce que une bonne
coordination suppose tout de même un certain équilibre. Tant qu’on a
des élus qui ne comprennent rien aux techniques et qui n’ont pas une
administration, et bien qu’est ce que l’on voit ? On voit des
réunions ou l’élu vient écoute le projet et puis dit tien vous ne
pouvez pas faire ça dans tel quartier ou dans tel douar parce que
c’est son douar c’est tout ce qu’il vise il n’essaye pas de
réfléchir sur le projet a partir de ce qu’il va apporter
d’interpeller l’administration et dans ces conditions là on a un
billet, le billet qui fait que c’est souvent le technicien qui prend
la décision à la place du politique alors que cela doit être
l’inverse c’est le politique qui décide et le technicien qui l’aide
bien sûr a prendre cette décision et qui l’aide a exécuter sa
décision.
Donc voila un peu le chantier. C’est un thème extrêmement important
je crois qu’il ya un engagement du gouvernement pour effectivement
atteindre les OMD pour le Maroc en 2015 Je suis optimiste tout en
étant réaliste parce qu’il faut se fixer des objectifs et il faut
travailler j’espère qu’on arrivera. Je pense qu’on arrivera à
réduire la pauvreté de moitié, je ne veux pas m’intéresser aux
chiffres honnêtement parce que je ne veux pas de querelles de
chiffres. La réalité est extrêmement complexe et quelque fois les
chiffres sont intéressants parce qu’ils illustrent la réalité et
quelque fois ils sont un peu pernicieux parce qu’ils la déforment.
il y a une chose qui personnellement est ravi c’est que le Maroc
d’aujourd’hui est un Maroc de changement c’est un Maroc qui veut
bouger et c’est un Maroc qui est entrain de s’organiser pour
bouger,.On ne peut pas changer le Maroc si on ne mobilise pas
l’ensemble des marocains et pour cela il faut travailler à la bas,C’est
en travaillant à la base avec les gens qu’on pourra effectivement
renforcer ces deux chantiers de la démocratie et le développement.
Merci