ECHANGES ET DISCUSSIONS

 

 OMD et société civile

Forum de Rabat

31 octobre – 1er novembre 2008

  

Interventions, échanges et discussion journée 31 octobre 08

Interventions matinée

- Le rôle de la société civile est de participer et de réfléchir aux solutions, de « mettre la main à la pate ». (M. Fodha)

 - La société civile et les associations constituent un véritable gisement de compétences et de citoyenneté. Il existe un programme de qualification des ONG (Mme Skalli),

- Pour qu’il y ait réussite des OMD ; nécessité d’une politique participative, intégrée et concertée. L’INDH comble le déficit de vision globale et permet de cibler les couches sociales  concernées. C’est un outil incitateur et mobilisateur (Ministre emploi)

- « Socialisation » du budget d’Etat au Maroc (53% alloué au dvt social),

- Le partenariat entre la société et les pouvoirs publics a un impact sur le réel ; diminution du taux de chômage, (Min emploi)

- L’autonomie de la société civile doit être préservée (Min emploi),

- Les OMD ne  constituent pas le remplacement ni le substitut d’une politique économique. Les 7  premiers objectifs sont chiffrés sauf le 8è (pas d’engagement d’Etats membres des NU et bailleurs de fond). Les OMD sont un instrument politique permettant un contrôle et une vigilance citoyenne sur les politiques développementales – Quels outils et quels instruments de contrôle ? – (M. Wahba, PNUD)

Synthèse : composante humaine du dvt, importance de la société civile et son rôle, exigence de l’Etat de droit,

 

Discussion

-         Quelle organisation et structuration de la société civile ? Il y a des besoins de pôles de structuration : manque de formation et de compétences acteurs.

Réponse Min Emploi : les associations ne peuvent intervenir dans tous les domaines (éducation, santé,…). Elles sont vouées à la spécialisation. Et il y a nécessité à fédérer cette dynamique.

Réponse Mme Skalli : un bon dvt est impossible sans l’implication de l’ensemble de la société civile. Le Ministère du dvt social a mis en place un programme de réhabilitation du tissu associatif : gestion et mise en réseau par domaines d’action ( ???). Sur 2008, plus de 2700 associations ont été visitées. Les perspectives : création d’un Conseil consultatif National pour la vie associative. Les ONG sont des partenaires essentiels pour les politiques publiques.

- Qu’en est-il du rôle accordé à l’Université ?

- Nécessité de travailler sur les causes structurelles.

- Malgré ces initiatives qui ne doivent pas  fonctionner comme un gadget ou un « jeu vidéo », il y a progression de la pauvreté. Quelles sont les responsabilités politiques. Les associations malgré leur volontarisme ne peuvent se substituer aux politiques publiques. S’agit-il d’une nouvelle approche des droits humains ? Comment sont utilisées les ressources de financement  (PNUD…) ? Quelle transparence ?

Réponse de Mme Skalli : une bonne gouvernance relève d’une responsabilité collective. Il est nécessaire de rassembler toutes les forces vives. Il est nécessaire d’avoir une nouvelle approche des droits humains et de la gouvernance avec mise en place de comités tripartites et par conséquent d’une démocratie de plus en participative : nécessité d’inclusion de la société civile.

Réponse de M. Wahba : un des problèmes réside dans le fait que beaucoup d’associations se sont constitués pour capter des fonds ! Les associations ne doivent pas se « servir » dans le pot commun et être des outils d’instrumentalisation locale. En outre, celles-ci peuvent exiger d’avoir un rôle de supervision.

- Dans un contexte de crise financière, comment introduire de l’’éthique dans les sphères décisionnelles avec un pouvoir de véto ?

- Qu’en est-il du soutien aux actions dans les secteurs péri-urbains ?

- Quelle implication des jeunes aux objectifs de dvt ?

Réponse de Mme Skalli : le choix des associations pour l’INDH se fait en fonction de la cartographie établie par le HCP, ce qui n’exclut pas d’autres groupes. Le dvt durable implique une action multisectorielle et transversale. Le partenariat avec la société civile pour l’ensemble des défis est nécessaire. La question d’une introduction d’une dimension éthique peut être concrétisée.

 

Interventions après-midi

- Il n’existe pas de « culture» de la convergence et de la coordination d’actions au Maroc. Autre élément ; il y a une méconnaissance de ce que sont et font les autres. Autre point, la différence et entre le Temps technique et le temps social. La coordination pose la question du partenariat entre Etat, institutions locales et société civile et la relation e entre les partenaires   qui n’existe pas-.

2 cas de figure : soit on respecte la loi, soit on est dans une relation contractuelle (avec contrat d’objectifs solidaires) – cette relation contractuelle nous oblige à rendre des comptes sur les objectifs qualitatifs et quantitatifs qui ne relèvent pas simplement du slogan.   Il s’agit par conséquent de délimiter  les responsabilités de chacun.

Une bonne coordination nécessite le partage d’e l’information pour une mise en œuvre active.

L’ADS, afin de mobiliser et de créer des dynamiques locales de permettre aux acteurs de mieux utiliser les ressources mis à disposition, oriente son action sur les territoires avec 2 types de programmes.

-         Un programme centré sur les collectivités locales : convention cadre avec la DGCL dans une démarche participative pour aider les élus à avoir une meilleure perception de leur territoire et améliorer le système d’information pour le suivi du plan du dvt. 24 provinces/544 communes.

-          Un programme (Taqwya) en direction des associations et des ONG, partir d’un diagnostic territorial validé par les acteurs. Le Ministère du dvt social a ainsi fait l’audit de 6 000 associations et coopératives.

Démocratie représentative et démocratie participative sont liées. Cette distribution de l’intelligence collective entre société civile et institutions publiques : redonner la décision au politique et non au technicien.

 

L’ICPPC, pose l’impératif d’une amélioration de la « bonne gouvernance», avec les orientations suivantes : consolidation de l’Etat de droit, renforcement de la participation de tous les partenaires à l’édification du dvt, promotion des PPP, élargissement   rôle des collectivités locales, mi se en place d’une politique adéquate de décentralisation et de déconcentration administrative avec déconcentration des budgets.

Il est nécessaire de construire une action globale (perfectionnement du cadre général de la gouvernance exécutif, législatif, judiciaire) – basée sur une déontologie de l’action publique car la corruption constitue une entrave réelle au dvt.

- Quel est le rôle de l’ADS en matière d’assistance technique et de formation ?

- Quelle cohérence des financements entre ADS et bailleurs étrangers ?

Réponse M. Guédira (ADS) : il existe 16 coordinations régionales de l’ADS, avec recrutement de personnel de suivi sur les territoires. Elle a un rôle facilitateur. L’ADS a signé 11 conventions avec 14 universités.

Il y a nécessité à construire des pôles de compétences associatifs régionaux. L’objectif est de permettre une utilisation rigoureuse des ressources et des moyens : élaboration de procédures/cahier de charges (critères d’éligibilité…).

 

-         Rôle de la société civile dans les rapports Nord/Sud ? Quel modèle de dvt ?

 

Propositions : éléments de synthèse

Atelier 5/Rôle et mobilisation de la société civile

1er novembre 2008

 

- approche multisectorielle,

- réglementation de l’action sociale,

- Appui institutionnel de la société civile,

- convergence et coordination de l’action, mise en réseau,

 

- Une charte d’éthique entre les associations pour la réalisation des OMD ;

 

- Plan de formation acteurs,

- Structuration et professionnalisation des associations,

- spécialisation des associations,

 

- implication des associations et des ONG marocaines à l’étranger,

- relation direct avec les instances  internationales,

- Indépendance des associations,

- reconnaissance du bénévolat,

 

- cadre global de fonctionnement des associations,

- quelle représentation au niveau international (Aide-fédération) ?

- structure consultative et participant à la prise de décision,

- responsabilisation des Etats pour le respect des engagements,

 

 

Pour Aide-Fédération

M. OUADDANE

1er novembre 2008

 

 

 

 

 

 

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